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 Les nouveaux pères sont-ils trop mères ?

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flo
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MessageSujet: Les nouveaux pères sont-ils trop mères ?   Dim 19 Aoû - 0:30

Les nouveaux pères sont-ils trop mères ?

Qu’ils bénéficient d’un congé paternité ou de la garde alternée, les papas d’aujourd’hui jouent, de plus en plus souvent, le rôle de la maman. Y a-t-il risque de confusion pour l’enfant ?

Jean-Baptiste Drouet


orsqu’ils ont rompu, dans un climat de relative quiétude, Patrick et Isabelle
se sont mis d’accord sur le principe d’une garde alternée d’Ulysse et de Tom, 8 et 5 ans : deux semaines chez la mère, une semaine chez le père. Avant son divorce, Patrick, directeur du personnel d’une entreprise de consulting, laissait sa femme assumer au quotidien l’essentiel des tâches familiales.

En devenant maître à bord d’une cellule monoparentale, il s’est rapidement posé des questions sur son nouveau rôle de père : « Le premier soir, je me suis retrouvé avec les deux garçons à laver, à faire dîner, à coucher… J’étais un peu paniqué. Mais avec le temps, disons au bout d’un an, j’ai aimé ces obligations. Comme j’ai moins souvent les enfants qu’Isabelle, j’ai tendance à privilégier les jeux, les câlins, la lecture de contes, bref, le tendre et le ludique, sur le côté plus pragmatique et répressif de l’éducation. »

Dépositaires de l’autorité
Patrick, comme de nombreux autres hommes qui élèvent aujourd’hui seuls leurs enfants, doit ainsi apprendre à vivre une nouvelle donne éducative. Le rôle traditionnel du père, tourné vers l’autorité, s’estompe au profit d’une paternité plus "féminisée", voire maternelle. Ces pères aiment avec plus d’intensité et moins de distance, car ils changent les couches, rassurent les plus petits la nuit, organisent des goûters, etc. Dans leur relation à l’enfant, ils s’approprient donc des comportements originellement réservés aux femmes. Toutefois, ces hommes doivent rester, malgré cette mutation, des personnes structurantes et dépositaires de l’autorité.

Un "double statut" qui ne semble pas incompatible à la psychanalyste Emmanuelle Didier Weil. Plutôt que de parler de "féminisation" des pères, celle-ci préfère évoquer des "pères aux côtés des mères". Selon elle, la tendance aurait débuté bien avant la vague actuelle de séparations : « Cela fait environ trente ans que la psychanalyse a impliqué les hommes dans la vie de leur femme, en les poussant à assister aux accouchements, à participer aux travaux ménagers. Qu’ils assument, aujourd’hui, les tâches maternelles n’est que l’aboutissement logique d’une implication qui existait déjà depuis longtemps. »

Une inquiétude demeure néanmoins : ces relations ne risquent-elles pas d’être génératrices de confusions ?

Un même rôle, deux attitudes
« En France, 40 % des séparations ont lieu durant l’année qui suit la naissance du premier enfant », rappelle Jean Le Camus, professeur de psychologie à Toulouse. Les pères sont donc amenés, de plus en plus, à avoir une relation précoce et très proche avec des tout-petits. L’universitaire, qui s’intéresse particulièrement à ces liens entre pères et très jeunes enfants, et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet (dont “Le Vrai Rôle du père”, Odile Jacob, 2000), ajoute : « Il faut rassurer les parents séparés. Dans la majorité des cas, un père ne sera jamais une mère et inversement. »

S’inspirant des études du pédopsychiatre américain Michael Lamb, Jean Le Camus a démontré que certaines caractéristiques masculines interdisent toute confusion : « La pilosité, la consistance musculaire et la tonalité de la voix permettent au nourrisson une solide perception du père, qui reste une figure d’identification masculine. » Ce que confirme le psychiatre Serge Tisseron (1) : « Le père privilégie la motricité là où la mère favorise l’enveloppement. Et, à la lecture du même conte, le premier mettra en relief les chasseurs, tandis que la seconde insistera sur les qualités du Petit Chaperon rouge. » Idem pour le langage. C’est le père qui contraint l’enfant à reformuler ses phrases, l’amenant à se rendre compréhensible à d’autres personnes que sa mère, lui permettant d’accéder à la vie sociale.

Mais que dire des pères tactiles, ces "papas poules" qui assument devant leurs enfants jusqu’aux tâches ménagères les plus ingrates ? « Même si un père se charge des tâches habituellement réservées à la mère, il reste père symboliquement, tempère Jean Le Camus. Toutes les études montrent que plus un père est tactile et tendre, plus l’effet en est bénéfique sur le développement social, affectif et cognitif de l’enfant. »


1 -Auteur de “L’Intimité surexposée” (Ramsay, 2001)

Une identification à la fonction de mère
Un bémol, cependant : pour incarner la paternité, un père doit montrer les limites et être capable de dire non. Selon Freud, le père est « le référent social, celui qui incarne la loi ». Il structure socialement l’enfant et intervient dans la construction de l’identité sexuée des enfants. Il est un modèle d’identification pour le petit garçon et l’idéal de l’autre sexe pour la petite fille.

Pourtant, certains hommes seuls ont du mal avec ce statut de "père sévère". Michel, 35 ans, l’avoue : « N’ayant obtenu que le minimum légal de la garde, je vois très peu Lucas. Les instants avec lui sont précieux, alors je me sens incapable de le gronder. » Conséquence : c’est souvent à la mère séparée de dire non. En endossant ce rôle d’autorité, ces mères ne glissent-elles pas doucement vers la paternité ? Serge Tisseron lève toute ambiguïté : « La mère sévère ne devient pas le père, elle participe juste à la construction de la référence paternelle. Tout comme le père permissif participe à la construction de la référence maternelle. » On peut alors parler de transfert sans confusion dans les couples séparés, la mère assumant en connaissance de cause le rôle de l’instance "interdictrice" sans supplanter le père. Christine, 39 ans, qui élève seule deux enfants de 10 et 13 ans, le constate : « Lorsque je me fâche, Damien, le plus petit, se sauve en criant : “Pardon papa, pa… heu, maman !” Il associe bien l’autorité à son père. »

Et les tâches ménagères ? N’ont-elles pas tendance à discréditer le père aux yeux de l’enfant ? A l’intérieur du Loft [sur M6], certains garçons revendiquaient leur participation aux corvées de nettoyage. Elevés par une femme seule, ces hommes auraient procédé à ce que Serge Tisseron appelle « une identification aux fonctions de leur mère ». Sans pour autant induire une féminisation de leur propre personnalité…Entre identification féminine, héritage parental et gestion des ruptures, les nouveaux pères sont, en réalité, les pionniers de ce que le psychiatre décrit comme « un monde immense et inconnu ».

CONGE PATERNITE : 14 jours pour paterner
A la suite de la création du livret de paternité, qui précise les droits et devoirs du père, une loi instituant un congé de paternité de quatorze jours, présentée par Ségolène Royal, ministre déléguée à la Famille, à l’Enfance et aux Personnes handicapées, a été définitivement adoptée par l’Assemblée nationale et entre en vigueur dès le 1er janvier 2002.

Ce congé, un droit pour tous les actifs, est conçu pour aider le père à trouver sa place, aux côtés de la mère, auprès de l’enfant. Il devra être pris dans les quatre mois qui suivent la naissance, ne pourra être fractionné et sera rémunéré selon les mêmes modalités que le congé de maternité.

(Anne Collet)
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linoakya
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MessageSujet: Re: Les nouveaux pères sont-ils trop mères ?   Dim 19 Aoû - 8:56

j'ai lu un super livre sur ça
Aldo Naouri Les Pères et les Mères
Lui il est pour que le père retrouve un rôle fort dans le foyer tout en continuant a s'investir dans l'éducation des enfants.
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spodan



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MessageSujet: Re: Les nouveaux pères sont-ils trop mères ?   Lun 20 Aoû - 20:32

il es normal certe que tu reagis en tant que mere , mais nous pere avont ausi le droit de profitee de nos enfants , j'aurai aimer aussi profite des mes enfants un peu plus, mais cela entre nous devient seulement du possible avec les nouveles lois
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MessageSujet: Re: Les nouveaux pères sont-ils trop mères ?   

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